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Historique

Le spéléo Club du Roussillon existait avant que le club prenne le nom de  

Entente Spéléologique du Roussillon. 
 
Puis en  ????, il prit le nom d'ESR

Savez vous en quelle année ? la réponse est ci-dessous ! 
 
ACTE de NAISSANCE de L'E.S.R (document pdf ) 
 
ACHAT du " GRAND BARRENC " ( document pdf ) 
 
     Extrait de la rubrique « François Pares raconte » dans le bulletin du club « Quelque part sous terre », on trouve les tout premiers pas du club. 
Vers les années 1931-1932, sous l’impulsion des frères Le Blanc, chirurgiens dentistes à Perpignan, un groupe spéléologique voyait le jour en cette ville. Il était composé de personnes aimant le sport, sans oublier le côté  scientifique. 

En faisaient partie : 

Le Commandant Devaux, si connu en Roussillon dans les cercles littéraires, les frères Bini (Bruno et Pierre ), Messieurs Soler, Alberny, Duron (Champion de France de rugby en 1921 avec l’U.S.P.), Ponsaille, Porra, Coderch (chirurgien dentiste ), le docteur Chavanette (maire de Tuchan), Le Cdt-pharmatien Belair, et Lebrat (ancien ami et collaborateur de Martel). 
Ce groupement prit le nom de Spéléo club du Roussillon et fut reconnu par l’autorité préfectorale après insertion au JO du 11 janvier 1935. 
Les années passèrent, et pas mal de membres quittèrent le club, d’autres venant les remplacer. 
La guerre vint et ce fut la catastrophe. 
Les frères Leblanc, canadiens d’origine française si dynamiques avaient du fuir vers leur pays d’origine. 
D’autre moururent : Le commandant Belair et Bini pierre. Celui-ci, officier dans l’armée secrète pendant l’occupation disparut dans un camp d’extermination. Les seuls membres restants (7 au total ) se resserrèrent autour de leur président, le Cdt Devaux et Alberny. Le manque de carburant mit le groupe au sommeil ; seules quelques prospections furent effectuées, soit à pied, soit grâce aux autobus à gazogènes qui circulaient à cette époque, soit à bicyclette. 
La libération vint, et avec elle les espoirs qu’elle apportait aux férus que nous étions de spéléologie. 
Ayant appris qu’un groupe de jeunes faisaient de la spéléologie en francs-tireurs, nous les invitâmes à se joindre à nous. Nous possédions le matériel nécessaire pour effectuer les descentes, matériel qui fut remisé chez moi durant toute la guerre. 
 
 
Pour qu’il soit complet, il nous manquait une équipe d’hommes grenouilles pour explorer les siphons et les cours l’eau souterrains. Nous avons la chance d’en posséder, et l’important groupement de recherches sous-marines est venu grossir notre groupe. 
Après le départ des frères Leblanc, la présidence fut confiée au Cdt Devaux, puis à M. Alberny professeur de cours complémentaire. M. Pares lui a succédé, et en 1956, ce fut le tour de M. Delamare de Bouteville, professeur à la Sorbonne, sous-directeur du laboratoire Arago, de reprendre le flambeau de la présidence. 
Notre groupement comprend en son sein des membres qualifiés : M. Bassoul, Directeur du muséum s’occupe des analyses et de la géologie ; M. Roigt de la préhistoire ; le laboratoire Arago de la faune cavernicole ; et la branche médicale est assurée par le docteur Rigaud. D’autre part, nous sommes associés au plan O.R.S.E.C.
 
La suite par Roger Mir : 
 
Suite au décès accidentel de Morette, un jeune d’une vingtaine d’années,  le club ne compte alors qu'une personne. 
Et c'est en 1963 qu'un groupe de copains (Jean Pierre Ollet, Michel Roger, Jacques et Bernard Chichet, Roger Mir alias Gaston) découvrent dans les gorges de la Fou à Arles sur Tech l’aven Bernard. 
La mère de Jean Pierre se souciant de sécurité, les met en rapport avec Germain Pujol, chapelier rue de la Loge et président de l’ESR. 
 
A partir de ce moment, le groupe est dirigé par un spéléo récupéré dans un autre club. 
Les jeunes recrutent parmi les copains du lycée Arago. 
Les amis des amis se mettent à la spéléo. 
 
Le club grandit, les équipes se réunissent par affinité, on arrive à compter régulièrement 5 sorties sur le terrain le même dimanche. 
En 1975 on ne compte pas moins de 80 membre répartis en sous groupes appelés antenne. Il y en a une à Baixas, à Arles sur Tech et à Prades. 
 
Une commission communication voit le jour, et un bulletin est créé , le " Quelque part sous Terre " , bulletin qui existe encore de nos jours
La technique spéléo change, et Roger Mir fréquente de nombreux stages de la fédération. Il ramène les nouveautés et les difuse dans le club qui reste toujours à la pointe de l’actualité. 
 
Le club est alors un des plus important club de spéléo, allant même jusqu'a organiser le  3ème rassemblement national de spéléologie , et à cette occasion, une plaquette ( voir lien ) à même été éditée. 
 Certains membres se sentant à l’étroit dans l’ESR prennent leur envol  pour créer d’autres clubs. 
 
Ainsi, Yves Payrard crée le Spéléo club de Villefranche, 
Moïse Devendeville crée le Spéléo Club de Fontrabiouse 
André Lachambre crée le Conflent Spéléo club, 
Christian Deit crée Roussillon Evasion, 
François Figarola va animer les spéléo du  CAF, 
Fabrice Fillols crée Alti-Karst, 
et Nicolas Aleman crée Trogloxène Aventure Souterraine. 
 
On peut dire sans se tromper que l’ESR a été  un club formateur. 
Dans les années 70, suite à des différents avec le Conflent Spéléo Club, tout est prétexte à appeler les gendarmes et le club cesse ses activités de prospection en Conflent. 
Il découvre les hauteur de Caudies de Fenouillèdes et fait de merveilleuses et importantes premières à Malabrac pendent 15 ans. 
La grotte d’en Gorner se laisse découvrir par petites doses, les découvertes y sont difficiles. 
 
Après les périodes fastes, arrive une lente diminution des effectifs. C’est un phénomène national que la fédération subit également. 
A cela s’ajoutent les accidents qui déciment les effectifs. 
 
Boudjema dit Apache décède en 1975 à la grotte des puces. 
Jean Ribas décède au gouffre Raymonde en Haute Garonne. 
Christian Peres (alias "Le Tondu") est mort au Gouffre Pierre (Coume Ouarnède) 
 
En 2007, les effectifs sont au plus bas. Le noyau dur du club, un groupe de vieux continue à pratiquer la spéléo mais pas comme à l’age de 20 ans. 
Depuis peu, les effectifs remontent ; il semblerait que la spéléo reprenne du poil de la bête. 
 
 Souhaitons longue vie à l’ESR. 
 
Mars 2010